De l'idiocracie

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De l'idiocracie

Message par Baptiste le Mer 31 Mar - 23:18

Dysgénisme



Le dysgénisme (du grec dys signifiant "mauvais" et gênnan "engendrer") constitue sans aucun doute la pire menace pesant sur la civilisation européenne. Par "dysgénisme" on entend le déclin génétique d'un peuple au cours des générations du fait de l'accumulation de mutations négatives. Plus spécifiquement le terme est utilisé pour signifier l'affaiblissement intellectuel et biologique d'une population. Mais pourquoi parler de dysgénisme alors que jamais dans l'histoire de l'humanité notre civilisation ne fut aussi riche sur le plan économique, ni avancée sur le plan scientifique que de nos jours ?

En réalité, le confort et la technologie modernes ne nous renseignent nullement sur l'état futur de notre société, ils ne peuvent que nous donner un aperçu de ce qui été accompli par les dernières générations, une sorte de photographie du passé proche. Pour connaître l'évolution et le futur de notre culture, il nous faut observer comment la sélection naturelle a opéré sur nos populations durant les derniers millénaires et si les forces à l'oeuvre par le passé sont toujours d'actualité au XXIe siècle.

L'équation est implacable: dans la nature, vous ne pouvez pas avoir plus de descendants que de ressources dont vous disposez. Chez les Européens, l'économiste Gregory Clark a observé que dès le Moyen-Age le taux de fertilité des individus était relié à leurs revenus. Dit autrement, les plus riches avaient systématiquement plus de descendants que les plus pauvres. Ce raisonnement est tout à fait logique: plus d'argent permet de nourrir plus de bouches. Les études démographiques ont montré qu'avant le XIXe siècle, alors que les plus pauvres des Anglais avaient seulement 4 enfants par femme, les plus fortunés en avaient près du double!
Compte tenu du fort taux de mortalité infantile de l'époque, les plus pauvres des Britanniques étaient juste sous le taux de renouvellement des générations cependant que les plus riches voyaient leurs descendants occuper à chaque génération une part croissante de la population.

Toujours selon Clark, sous l'effet de cette donne démographique favorable, les descendants de la partie de la population la plus riche et la plus éduquée ont donc descendu l'échelle sociale jusqu'à occuper la quasi-totalité des strates de la société vers la fin du XVIIIe siècle. Les fils de grands propriétaires devinrent des petits propriétaires, les petits propriétaires des laboureurs. Les valeurs des classes marchandes de l'époque (aptitude au raisonnement, travail acharné, gratification à long terme, valorisation de l'éducation, inventivité) ont donc, par cascade démographique infusé le capital génétique de l'Angleterre. Lorsque Napoléon traitait l'Angleterre de "nations de boutiquiers", il était loin de se douter que cette appellation recoupait en effet une réalité très tangible.

A la suite de l'Angleterre, le même phénomène s'est produit dans les autres pays d'Europe à des vitesses différentes et avec des fortunes diverses, ainsi qu'en Extrême-Orient bien plus tard, donnant naissance aux révolutions industrielles nationales. Ainsi, grâce à une sélection naturelle qui a favorisé sur le long terme les descendants des individus les plus travailleurs et les plus intelligents, l'ensemble des sociétés occidentales a pu sortir du fameux piège de Malthus pour construire des sociétés d'une puissance et d'une richesse inégalées par le passé, innovant plus vite qu'elle croissaient en démographie. Le cercle vertueux du développement avait eu raison de siècles de relative stagnation technologique.

Cependant, depuis la fin du XIXe siècle, de nombreux scientifiques ont observé une inversion de la tendance décrite ci dessus: les strates les plus pauvres et les moins éduquées ont des taux de natalité très supérieurs à ceux mesurés dans les strates riches et éduquées. Le professeur Richard Lynn a observé que les criminels par exemple, malgré leurs fréquents et longs séjours en prison ont deux fois plus d'enfants que la population générale! Les causes sont diverses pour expliquer la surnatalité des couches les plus basses de la société: instauration des soins de santé universels, aides sociales aux strates défavorisées, abolition de la peine de mort pour les criminels, utilisation moins stricte de la contraception chez les personnes peu éduquées. Du côté de la faible natalité des classes aisées, on peut penser au coût croissant des hautes études nécessitant d'investir dans la "qualité" plutôt que dans la "quantité" et à une faible religiosité. Quelles que soient les causes, les faits sont là: à chaque génération, les descendants des classes les plus pauvres et les moins éduquées occupent une place croissante dans le pool de la population occidentale, et cela sans même tenir compte de l'effet cumulatif de l'immigration en provenance du Tiers-Monde.

Les manifestations de cette contamination de la société par l'underclass sont chaque jour plus visibles: effondrement du niveau d'alphabétisation des jeunes générations par rapport à leurs aînées, diminution du nombre moyen de mots de vocabulaire, résurgence des maladies sexuellement transmissibles liées à la promiscuité sexuelle, augmentation du taux de délinquance, des grossesses d'adolescentes et des naissances hors mariage. Toutes ces caractéristiques, classiquement associées à l'underclass ont désormais pénétré chez les classes moyennes. Même certains aspects culturels anodins comme la réduction drastique de la durée des plans dans les films et clips vidéos ou le langage sms suggèrent une adaptation aux goûts d'une population de moins en moins capable de réflexion et de pensée élaborée.

Une étude récente a d'ailleurs démontré que le quotient intellectuel (QI) des adolescents à chuté de 2 points en trente ans, ce qui est absolument considérable. Pour illustrer cela, il suffit de dire qu'une baisse de 3 points de QI dans une population fait augmenter le nombre de bénéficiaires du bien-être social de 7%, les naissances hors-mariage de 8%, le taux d'emprisonnement de 12%, le nombre de ceux qui arrêtent leurs études au lycée de 15%! Autre exemple, plus cru: une diminution de 5 points de QI dans une population de QI de 100 double la proportion d'attardés mentaux (QI<70)>130). En bref, la diminution du QI affaiblit terriblement la population qui en est victime et la rend incapable d'innover. Si la tendance actuelle (baisse de 2 points de QI tous les 30 ans) se maintient on peut estimer que le QI des populations occidentales s'effondrera dans trois siècles au niveau de celui des chasseurs-cueilleurs d'Australie. L'espèce humaine, ou en tout cas la population européenne, est sur la bonne voie pour, à moyen terme, regrimper dans l'arbre qu'elle a descendu il y a quelques millions d'années.

Il semble que le dysgénisme se développe parce qu'il n'existe plus de mécanisme permettant aux individus intelligents, travailleurs et honnêtes d'avoir un meilleur succès reproducteur que les individus stupides, fainéants et délinquants. Tout du moins, ces mécanismes sont moins efficaces que par le passé. Plus besoin donc de travailler dur pour fonder une famille puisque c'est l'ensemble de la société, via les aides sociales, qui entretient la natalité de la très prolifique underclass ainsi que son bien-être, via des soins de santé toujours plus perfectionnés et dispendieux.

Certains ont imaginé un futur apocalyptique dans lequel une civilisation extrêmement avancée se serait autodétruite par son hybris et son arrogance technologique, comme une explosion en plein vol. De mon côté, je penche plutôt vers une implosion, une lente érosion de la civilisation, presque indolore, au cours de laquelle nos descendants dégénérés s'extasieront devant les "chefs-d'oeuvre" contemporains de la télé-réalité, comme nous devant la chapelle Sixtine.

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" Jésus a peut-être dit de tendre l'autre joue, mais pas ses fesses ! "

" Les jugements moraux et les condamnations morales constituent la vengeance favorite des esprits bornés à l’encontre de ceux qui le sont moins ; ils y trouvent une sorte de dédommagement pour avoir été mal partagés par la nature ; enfin, c’est pour eux une occasion d’acquérir de l’esprit et de s’affiner : la méchanceté rend intelligent. " Friedrich Nietzsche
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Re: De l'idiocracie

Message par Baptiste le Mer 31 Mar - 23:22


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