Sarkozy ne "cède rien"

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Sarkozy ne "cède rien"

Message par Baptiste le Jeu 1 Avr - 0:12

Mercredi soir, le chef de l'État a tenté de calmer les élus de la majorité après le choc des régionales.

«Ne touchez pas au bouclier fiscal !» D'emblée, Nicolas Sarkozy a mis les points sur les «i» devant les députés UMP qu'il recevait à l'Élysée, pour la première fois depuis le choc des régionales. «Soyez tenaces. Je ne cède rien.» Pas question de revenir sur l'un des dogmes de sa campagne présidentielle. Même chose pour la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dont certains souhaitaient qu'elle ne s'applique pas à la police.

Pendant une heure trente, le chef de l'État a tenté, mercredi soir, de siffler la fin de la récréation alors que de nombreux parlementaires ont réclamé ces derniers jours la suspension du bouclier fiscal pour financer la réforme des retraites. En panne dans les sondages (sa popularité dégringole à 28 % dans le baromètre TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine), Nicolas Sarkozy tient à maintenir son cap. Soucieux d'être plus rassembleur, il a beaucoup associé dans son propos liminaire son premier ministre François Fillon, mais aussi le patron des députés UMP, Jean-François Copé. Ce qui est nouveau. En revanche, les ministres ont été décommandés. «On nous a indiqué dans l'après-midi que nous n'étions pas les bienvenus», a regretté l'un d'eux.

Après une première question sur les retraites posée par le sarkozyste Arnaud Robinet (Marne), c'est Jacqueline Irlès, élue des Pyrénées-Orientales, qui a lancé les hostilités en évoquant le «désamour» des Français à l'égard de la majorité. «Quand on gagne, on croit que la victoire est éternelle. Quand on perd, on croit que tout est foutu. Je sais que les élections, c'est important. Mais ce sont des régionales. Les Français veulent un cap. Si on en change toujours, ils ne comprendraient plus rien», a répondu le président.

États d'âme

Vindicatifs. Voire en colère. Avant de se retrouver mercredi soir à l'Élysée, les députés UMP avaient continué d'étaler leurs états d'âme. Notamment sur deux thèmes : encore et toujours l'ouverture, et le paquet fiscal, de plus en plus critiqué dans la majorité. «L'ouverture, c'est un coup électoral qui ne marche pas et ça fait bien rigoler la gauche», fulmine Élie Aboud (Hérault). «Nicolas Sarkozy ne peut pas continuer à valoriser les gens de gauche. Le mal est profond», confie Christian Vanneste (Nord). Beaucoup réclament l'abandon définitif de l'ouverture qui finit par devenir obsédante dans les rangs UMP. «On attend que le président nous remonte le moral», espère le député de Paris Claude Goasguen.

L'inquiétude monte aussi sur le financement de la réforme des retraites. De plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer carrément la suppression du bouclier fiscal. «Il joue un petit rôle dans le budget mais un grand rôle dans le sentiment d'injustice sociale», s'alarme Jean Leonetti, premier vice-président du groupe. D'autres sont beaucoup plus virulents. «Je ne vais pas à l'Élysée pour me faire remonter les bretelles. Je n'attends pas du président qu'il nous donne des leçons, je l'attends sur la décence sociale», assène Michel Raison (Haute-Saône).

Après avoir boudé le séminaire parlementaire de lundi qui, dit-il, «ne m'aurait rien apporté», Lionel Tardy (Rhône) est allé mercredi soir écouter le président «sans illusions». D'autres ont même décidé de boycotter cette rencontre. Thierry Mariani, sarkozyste historique, qui vient d'être battu aux régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ne cache plus son ras-le-bol : «Je n'irai pas. Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses !» Quant au député de Paris Philippe Goujon, il n'a pas supporté l'entrée du villepiniste Georges Tron au gouvernement. Ce proche d'Édouard Balladur l'a fait savoir en haut lieu. Avant de décider, à son tour, de boycotter la réception des parlementaires à l'Élysée. «Très en colère» contre un président «qui ne nous écoute plus», la députée alsacienne Arlette Grosskost n'a pas pratiqué la politique de la chaise vide. Mais elle n'en pense pas moins, et n'a toujours pas digéré que son ancien adversaire local, Jean-Marie Bockel, soit encore secrétaire d'État à la Justice.

source : Le Figaro

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