Le petit dictionnaire pour atomiser le politiquement correct

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Le petit dictionnaire pour atomiser le politiquement correct

Message par Sylphide le Mer 17 Mar - 23:29

(C'est long... mais utile)

Les mots sont des armes.

Le Novlangue orwellien est, avec la diabolisation des mal pensants, l’arme principale du Système dominant pour stériliser les intelligences et priver les âmes de courage. Polémia y a consacré une première étude. Mais en contrepoint du Novlangue, le franc-parler politique est une arme pour libérer les esprits et leur donner des outils pour mieux comprendre le monde.

C’est le but de ce dictionnaire de la réinformation, de ce lexique de la dissidence.

Il ne comprend qu’un peu plus de 400 mots : il ne prétend donc pas à l’exhaustivité ni même à l’impartialité, encore moins à l’unicité de points de vue exprimés : car tout ce qui peut nourrir de forces la dissidence est bienvenu. Dissidents de toutes sensibilités, unissez-vous !

Aussi, nul besoin d’être d’accord avec chacune de ces 464 définitions pour participer à la bataille. Il s’agit juste ici pour Polémia d’ouvrir la réflexion et d’inciter chacun à la poursuivre pour ouvrir des brèches dans le mur de l’idéologie unique… avant de le faire tomber !

Dans cette première ébauche le lecteur trouvera :

- des mots libérateurs, pour dévoiler ce que le politiquement correct et la censure médiatique veulent cacher ;

- des mots accusateurs, pour comprendre les ressorts du Système mondialiste dominant qui conduit les Européens sur la route de la servitude et de la décadence, afin de mieux le combattre ;

- des mots oubliés, qu’il faut invoquer pour retrouver notre identité et la voie du renouveau de notre civilisation ;

- des mots clés, pour interpréter les réalités et les forces de domination en œuvre.

A chacun de poursuivre ! Car « Chaque Philoctète sait que sans son arc et ses flèches Troie ne sera pas conquise ».

Les Cinq Cents Mots sont présentés en neuf sections successives ainsi réparties : A-B — C — D — E-F — G-I — J-M — N-P — Q-S —T-Z.

L’intégralité est consultable en pdf à :

http://www.polemia.com/pdf/DicoTotal.K.pdf

Le lecteur trouvera ci-après la première section composée des lettres A et B

Section I

• A •

Action. « Agir en homme de pensée, penser en homme d’action » : il est dommage que la droite française ait perdu de vue cette maxime.

Africanisation. C’est le vrai nom, avec islamisation, de l’immigration en Europe ; l’immigration en Europe provient en effet avant tout de l’Afrique noire et du Maghreb. L’africanisation est à la fois le symbole et le moteur de la décadence européenne car l’Afrique est aussi une zone de non-performance et de sous-qualification. L’africanisation génère en outre l’apparition d’un problème noir en Europe. Voir Noir.

Age d’or/ Age de l’or. La sagesse traditionnelle de tous les peuples plaçait l’âge d’or de l’humanité dans un passé lointain et gardait ainsi mémoire de sa chute. Cette croyance trouvait sans doute sa racine dans la mémoire des anciens civilisateurs indo-européens. L’esprit des Lumières a placé au contraire l’âge d’or dans un futur de l’humanité que celle-ci est censée atteindre en se lançant dans la course au « progrès ». Nous savons aujourd’hui où mène ce progrès : non pas à l’âge d’or mais à l’âge de l’or, c’est-à-dire à sa contrefaçon parodique, un âge où toutes les vertus traditionnellement attribuées à l’âge d’or sont bafouées.

Ahurissement/ Technique d’ahurissement. Technique de désinformation consistant à utiliser les appareils de domination médiatique pour saturer l’opinion d’images plus ou moins fabriquées et de faits sans réelle importance ; il s’agit de faire perdre tout repère aux citoyens en utilisant notamment la puissance émotionnelle des images. Voir Désinformation, Société du spectacle.

Alarmisme climatique/ Réchauffisme. Grande peur médiatisée annonçant des catastrophes humanitaires à la suite du réchauffement de la planète consécutif aux rejets anthropiques de gaz à effets de serre ; une thèse qui mélange faits réels (l’usage de combustibles fossiles), observations délicates (sur la hausse des températures) et simulations mathématiques hasardeuses ; une thèse à tout le moins objet de débat dans les milieux scientifiques ; en France l’Académie des sciences a rendu publics les différents points de vue dans une étude de novembre 2009. Voir Grande peur.

Aligné. Condition des pays de l’Union européenne qui se placent sous le protectorat des Etats-Unis en abdiquant leur indépendance stratégique.

Altereuropéens, Européens autrement. Désigne les Européens critiques vis-à-vis de l’Union européenne mais attachés à ce que leur continent retrouve le fil d’Ariane de sa civilisation ; les Altereuropéens sont favorables à une confédération européenne fondée sur l’identité, la puissance, le respect des libertés nationales et des solidarités communautaires. Voir Europe-puissance.

Altermondialisme. Voir Mondialisme.

Alternance/ Illusion de l’alternance. Remplacement d’une équipe gouvernementale par une autre ; donne aux électeurs, dans les démocraties occidentales, l’illusion qu’ils choisissent les équipes et les politiques conduites. En réalité, celles-ci sont strictement encadrées par l’idéologie dominante et le politiquement conforme. Voir Politicien.

Américanisation. Les Etats-Unis étant à la tête du Système occidental, ils sont la référence pour la nouvelle classe dirigeante qui affiche ainsi une anglophilie et une américanophilie de principe ; l’américanisation de la culture non seulement traduit la puissance américaine mais est également son instrument car elle est un moyen de plier les peuples à sa conception du monde et à ses intérêts. La résistance à l’américanisation de la culture et des mœurs n’est donc pas un combat marginal mais crucial.

Américanophile, anglophile. Caractéristique de la nouvelle classe dominante qui s’aligne en fait sur les valeurs et les ambitions de la puissance dominante en Occident par mimétisme et par intérêt. Au XXe siècle les classes dirigeantes sont américanophiles comme au XVIIIe siècle elles étaient anglophiles.

Ami. La discrimination entre l’ami et l’ennemi est l’acte fondateur de la politique, d’après le politologue Carl Schmitt : on ne peut pas faire de la politique sans désigner son ennemi principal. Ceux qui prétendent fonder une attitude politique sur le « ni-ni » adoptent en réalité une posture impolitique : ils se condamnent à être le simple objet de ceux qui savent faire de la politique, qui sont, eux, de vrais sujets politiques. Ainsi la gauche a toujours su désigner la droite comme son ennemie quand cette dernière croyait habile de flirter avec elle. Amour. « Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles » : Gilbert Keith Chesterton. Voir Cœur.

Anglo-américain. Voir Globish.

Antitradition. Posture intellectuelle consistant à prendre le contre-pied des principes sur lesquels reposaient les sociétés traditionnelles. L’antitradition repose sur une subversion, c’est-à-dire une inversion de cet ordre. L’antitradition s’est manifestée sous différentes formes au cours de l’histoire récente, en particulier dans l’esprit de gauche, le bolchevisme et l’altermondialisme ; mais aussi dans le « financial art » et le capitalisme apatride d’obédience anglo-saxonne ; enfin, dans le politiquement correct. Voir Financial art, Mal.

Antivaleur. Les prétendues « valeurs » auxquelles se réfère sans cesse la nouvelle classe dirigeante sont en réalité des antivaleurs car elles sont mortelles pour les sociétés qui les adoptent. Voir Valeurs.

Apolliniens. Selon Yuri Slezkine, le « monde apollinien » est un monde de paysans et de guerriers fondé sur l’éthique de l’honneur et de l’enracinement ; au XXe siècle le « monde apollinien » s’est trouvé marginalisé par la société marchande et le « monde mercurien ». « Un jour Apollon reviendra et ce sera pour toujours » : prophétie de la dernière pythie de Delphes. Voir Mercuriens, Société marchande.

Après-démocratie, post-démocratie. Forme politique contemporaine, en particulier dans les démocraties occidentales, où le vote des électeurs ne sert pas à choisir les gouvernants mais à leur donner une légitimité. C’est en effet le Système financier et médiatique qui présélectionne, en fonction de critères commerciaux et idéologiques, les hommes et les femmes qui peuvent réellement concourir pour l’exercice des mandats politiques. Les autres sont marginalisés et/ou diabolisés ; le bipartisme américain ou anglo-saxon en est la forme la plus achevée ; le régime français s’en rapproche. A leur manière la Russie, voire la Chine, pratiquent aussi la post-démocratie. Voir Démocratie, Diabolisation.

Archéo-futurisme. Expression inventée par Guillaume Faye : par opposition au culte du « progrès » qui constitue une composante de l’idéologie de gauche, l’archéo-futurisme considère que l’avenir doit s’enraciner dans la redécouverte des principes et de la sagesse traditionnelles que l’idéologie des Lumières a détruits. « Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire », rappelle Nietzsche, et non à ceux qui font table rase de leur passé et de leur identité. Voir Progrès, Révolution.

Archétype. Selon la théorie de Carl Gustav Jung, l’inconscient collectif des peuples et des personnes se compose de différents archétypes, c’est-à-dire d’images symboles qui structurent et expriment leur identité et leur personnalité dans la durée. Ces images peuvent être positives ou négatives (comme l’archétype du héros ou l’image du diable en Europe, par exemple) et s’exprimer de différentes façons, comme dans les rêves notamment. Voir Mythe.

Architecture. C’est « l’éloquence du pouvoir », disait Nietzsche. Si les bâtiments publics ressemblent de nos jours de plus en plus à des sièges sociaux d’entreprises, cela signifie que la souveraineté est désormais exercée par la fonction marchande en Occident. Et si les bâtiments commerciaux dépassent en hauteur les églises, cela traduit aussi physiquement et visuellement l’éclipse du sacré en Occident.

Aristocratie. Etymologiquement : le gouvernement des meilleurs. Il est significatif que ce terme ait progressivement pris un sens péjoratif avec la modernité qui a instauré le règne de la bourgeoisie, c’est-à-dire le gouvernement des calculateurs ; l’aristocrate est aussi celui qui a d’abord des devoirs et qui, en particulier, peut sacrifier sa vie ; par opposition au bourgeois qui est celui qui calcule et qui veut préserver son intérêt.

Armes de manipulation massive (AMM). Pour Mac Luhan, « Le média est le message » ; aujourd’hui il est aussi très souvent le mensonge : par le truquage, l’amalgame, la déformation ou la fabrication des faits, les grands médias disposent d’armes de manipulation massive particulièrement utiles dans les conflits internationaux (Irak, Serbie, Kossovo, Iran) ou lors d’élections difficiles pour les forces dominantes. Voir TKKADM, Tyrannie médiatique.

Arraisonnement utilitaire/ Gestell. L’oligarchie gouverne selon une logique nouvelle qui est celle du « Gestell », de l’arraisonnement utilitaire, selon la formule de Heidegger. La logique du Gestell conduit à traiter l’homme comme la plus précieuse des matières premières et à rendre autant que possible tous les hommes interchangeables, en mobilisant pour cela les ressources des passions égalitaires. Tout ce qui distingue les êtres humains doit être éliminé dès lors que cela peut gêner le caractère interchangeable que les hommes doivent avoir pour être de parfaites matières premières. L’homme du Gestell doit donc avoir quatre caractéristiques :

- ne pas avoir de racines (ni race, ni nation, ni religion notamment) ;

- ne pas avoir d’idéal : il doit être un consommateur et un producteur matérialiste et relativiste prêt à gober tous les produits lancés sur le marché ;

- ne pas avoir de religion hors celle de son propre ego, pour être plus facilement isolé donc manipulable ;

- ne pas avoir de personnalité afin de se fondre dans la masse (il doit donc être éduqué de façon purement technique et utilitaire, sans culture générale lui permettant de se situer comme homme libre). Voir Marchandisation, Oligarques, Société marchande.

Art caché. C’est l’art enraciné qui réussit à survivre malgré la domination de l’art officiel déraciné marchand. Il est caché car il ne réussit presque jamais à franchir le barrage du conformisme officiel. Il est caché dans la mesure où ceux qui font la loi dans le monde de l’art lui dénient le droit d’exister ou l’occultent en le baptisant « art d’arrière–garde » ou « art pastiche ». On y trouve aussi bien le « grand art » que les artistes amateurs.

Art déraciné marchand, art officiel mondial. C’est l’art imposé aux Occidentaux, avec la complicité du Système institutionnel ; c’est un art officiel et un académisme, au demeurant source de fructueux profits pour la superclasse mondiale (SCM) qui en fait commerce via son réseau de « galeries ». Voir Art caché, Financial art.

Artistiquement correct. Les jugements esthétiques et artistiques sont aussi soumis à la tyrannie du politiquement correct : toute personne qui ne partage pas le goût de l’art « moderne » officiel est cataloguée dans la catégorie des obscurantistes et des réactionnaires. Le terrorisme artistique règne ainsi sur les pouvoirs publics qui sont sommés, au nom de la culture, de favoriser et de financer uniquement l’art déraciné marchand. L’artistiquement correct a ainsi réussi à imposer en Occident ses rites et ses codes : déconstruction du corps humain, promotion narcissique de l’artiste, refus de la figuration, préférence pour l’abstraction géométrique et la mécanique, mise en avant des déviances comportementales, notamment.

Assimilation. L’immigration n’est acceptable qu’à la condition d’être régulée, c’est-à-dire que les étrangers restent en nombre limité, qu’ils s’assimilent à la société d’accueil, à sa culture, à ses valeurs et qu’ils respectent ses lois ; cela a constitué le modèle traditionnel de l’immigration en France. Mais aujourd’hui l’idéologie dominante, qui veut détruire les nations, préconise un modèle inverse qui est celui de « l’intégration » ; c'est-à-dire que ce sont les sociétés d’accueil qui sont, au contraire, sommées de s’adapter à la culture des immigrants. Cette « intégration » débouche en réalité sur l’éclatement tribal des sociétés, le communautarisme ouvertement revendiqué et la dictature des minorités. Telle est d’ailleurs sa finalité réelle. Voir Africanisation, Islamisation.

Assujettis. Situation actuelle des Européens. Voir Condition servile.

Atlantiste, Atlantisme. Partisan et doctrine de la soumission stratégique de l’Europe aux Etats-Unis ; soumission présentée trompeusement comme une alliance. On doit leur opposer le point de vue des indépendantistes et des continentaux, partisans d’une Europe indépendante et libre, de l’Atlantique à l’Oural ; le sarkozysme est atlantiste. Voir Eurasie.

Autocentré/ Espace économique autocentré. Les oligarques européens militent pour un libre-échange extrémiste consistant à transformer l’Europe en un marché totalement ouvert au commerce des hommes, des capitaux comme des marchandises ; ce faisant, l’Union européenne prend le contre-pied de ce qui se pratique, implicitement ou explicitement, ailleurs (Etats-Unis, Japon, Chine, de nombreux pays émergents, notamment), c'est-à-dire un marché intérieur plutôt protégé et/ou une économie tournée vers l’exportation. Cette orientation vers un libre-échange total n’a apporté à l’Europe que chômage et désindustrialisation. Elle trahit aussi l’ambition initiale du marché commun, qui était conçu comme une protection commune. Au XXIe siècle, qui est un monde ouvert à la concurrence de nouvelles puissances économiques, l’Europe doit se constituer en un nouvel espace économique autocentré pour atteindre une « autosuffisance radieuse », selon l’expression d’Alexandre Soljenitsyne. Voir Protectionnisme, Protectionnisme raisonné et raisonnable.

Autochtones. Au sens propre : « issus d’eux-mêmes », c'est-à-dire d'un même sang et d'une même terre. L'idéologie dominante, qui est de nature cosmopolite, tend donc à donner une connotation péjorative à ce terme. Elle préfère, bien sûr, en Europe le « nomade », « l'homme aux semelles de vent » ou l'immigré à l'autochtone enraciné. Voir Enracinement.

• B •

Bankster. Expression inventée dans les années 1930 pour disqualifier les banquiers et les hommes politiques impliqués dans des scandales financiers. L’expression est toujours actuelle ! Voir Finance.

Banlieues de l’immigration. Juste dénomination, correspondant à la réalité ethnique et sociologique de ce que le novlangue appelle « quartiers difficiles », « cités sensibles », voire « zones de non-droit » ou « quartiers populaires ». Voir Emeutes ethniques.

Bien. « Qui veut faire l’ange fait la bête », dit le proverbe, ce qui signifie notamment que la morale des intentions est dangereuse. Nous vivons à l’époque de « l’angélisme exterminateur », celle où les ingénieurs sociaux prétendent créer de force le paradis sur terre et faire le bonheur des gens malgré eux. Ils ont oublié la vieille sagesse traditionnelle qui affirmait que le mal n’était pas dissociable du bien. Voir Mal.

Big Brother/ Big Mother. Par référence à l’ouvrage de George Orwell, 1984, Big Brother symbolise l’Etat qui surveille en permanence les citoyens (« Big Brother is watching you »), en particulier pour sanctionner les crimes de la pensée. Le Système qui domine aujourd’hui en Occident a repris les attributs de Big Brother sur ce plan. Mais il se présente aussi sous la forme de Big Mother : l’Etat providence s’efforce de materner les citoyens en prétendant assurer leur santé et leur sécurité. Le Système est autant un grand hôpital qu’une prison.

Big Four. Deloitte, Ernst & Young, KPMG et PricewaterhouseCoopers sont les quatre groupes d'audit les plus importants du monde. Ils imposent leurs normes comptables, financières et organisationnelles aux transnationales, voire aux administrations, et sont un élément majeur de la normalisation du monde. Référence pour les marchés financiers, ce sont des instruments de la domination de la superclasse mondiale. La langue de travail des Big Four est le globish. Les Big Four marquent les territoires qu’ils dominent en construisant de grands immeubles fonctionnels et sans âme dans les quartiers d’affaires (à Neuilly et à La Défense en France). Voir Globish, Mondialisation, Normalisation, Superclasse mondiale, Transnationales.

Blanc. L’évolution des rapports, notamment démographiques, entre les civilisations et les races se fait aux dépens du monde blanc, c'est-à-dire avant tout de la civilisation européenne. Mais les maîtres du discours s’efforcent d’empêcher la prise de conscience par les Européens de cette réalité, en particulier en instrumentalisant « l’antiracisme » : les Européens n’auraient pas le droit de se voir comme une civilisation blanche, alors que bien d’autres peuples les perçoivent ainsi – et les haïssent parfois, d’ailleurs ,pour cette raison. Voir Noir.

Blason. Le blason, qui est enraciné dans notre identité européenne et dont le sens est tout à la fois physique et symbolique, doit être opposé au « logo » déraciné, publicitaire et mercantile. L’art du blason ou héraldique remonte en effet aux temps les plus anciens et a servi de dépôt symbolique. C’est pourquoi son élimination n’a rien d’anodin. L’abandon des blasons des villes et des régions et leur remplacement par des logotypes « modernes » (comme c’est le cas également pour les nouvelles plaques d’immatriculation des véhicules) symbolise aussi la domination croissante du modèle mercantile en Occident. Voir Antitradition.

Bling-bling. Expression moqueuse caractérisant la richesse ostentatoire des parvenus de la nouvelle classe dirigeante ; c’est aussi une « classe Rolex », par référence à la montre de luxe qu’il faudrait posséder avant cinquante ans au risque de rater sa vie (selon le publicitaire Jacques Séguéla).

Bourgeois, Bourgeoisie, Bourge. Le phénomène marquant de la seconde moitié du XXe siècle est le ralliement définitif de la bourgeoisie à l’idéologie de gauche et au cosmopolitisme et donc sa rupture avec les valeurs de la droite. Cette évolution résulte de deux phénomènes. D’abord, la richesse est de plus en plus transnationale, comme les entreprises : c’est la bourgeoisie qui tire le plus grand profit de l’ouverture des frontières, sans en supporter les conséquences pénibles puisqu’elle vit dans un environnement protégé. Ensuite, la chute du communisme en Europe : le communisme faisait peur, en effet, à la bourgeoisie marchande et l’incitait à ne pas se couper de ceux qui pouvaient lui faire obstacle, la droite et les nationalistes notamment ; il incitait aussi la bourgeoisie à soutenir des politiques sociales afin de contrecarrer l’influence des communistes dans les milieux populaires. La disparition de cette menace a rendu cette prudence superflue. Mieux : c’est la droite identitaire qui est considérée comme la menace principale désormais, puisqu’en luttant contre la mondialisation elle porte atteinte à la principale source de profit et de pouvoir de la nouvelle bourgeoisie. « La bourgeoisie est d’instinct contre le peuple mais elle sait très bien, en revanche, utiliser les hommes politiques de gauche, avec qui elle peut dîner en ville » : Charles De Gaulle. Voir Aristocratie.

Bourgeoisie (bis). La bourgeoisie s’est ralliée à l’idéologie de gauche en ce qui concerne les thèmes sociétaux (morale, mœurs, immigration, relativisme moral, culture de mort, anticléricalisme, …) mais non sur le plan économique où elle défend la propriété privée des moyens de production et la recherche du profit. Ce ralliement de la bourgeoisie (de fait également du grand capital) à cette partie « sociétale » de l’idéologie de gauche a été le prix à payer pour pouvoir continuer à profiter du Système libéral. Les entreprises ont payé le racket de la gauche par l’adhésion forcée à la diversité et au plan banlieues (« Nos banlieues ont des talents ») soutenu par l’Institut Montaigne et le Medef. Ainsi s’explique en grande partie cette alliance entre l’idéologie de gauche et le monde des affaires : « libéralisme toléré » contre « adhésion aux valeurs de gauche ». Pour le bourgeois contemporain, la seule valeur qui compte est le commerce. Il est prêt à toutes les compromissions et toutes les alliances pour sauvegarder son patrimoine et ses revenus. Il n’est pas là pour servir mais pour se servir.

Brésilâtrie. Phénomène d’aveuglement à l’endroit du Brésil décrit par le criminologue Xavier Raufer pour qui « Dans les années 1960 du XXe siècle l’intelligentsia sombra dans la “Maolâtrie”. Aujourd’hui l’ “homme de Davos” se vautre dans la “Brésilâtrie” ». Pourtant, loin d’être un paradis, le Brésil est :

- un enfer criminel : avec 50 000 homicides par an et le record du monde des assassinats par arme à feu ;

- un pays dont une partie de la surface est constituée de zones grises échappant à la souveraineté de l’Etat : forêt amazonienne livrée à la déforestation sauvage et aux chercheurs d’or clandestins ; favelas des grandes mégalopoles ;

- enfin, l’un des pays les plus inégalitaires au monde où les riches vivent derrière des murs de trois mètres de haut, protégés par des centaines de milliers d’agents de sécurité privée. Voir Chaos mondial, Ecologisme planétaire, Mondialisme.

Bullocrate. Expression inventée par Jean-François Kahn pour décrire la nouvelle classe dirigeante qui vit dans une bulle sécurisée qui la protège de ce que supporte et de ce qu’elle fait supporter au reste de la population. Voir Oligarchie.
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Re: Le petit dictionnaire pour atomiser le politiquement correct

Message par Sylphide le Mer 17 Mar - 23:30

Section II : • C •

Capitalisme. La critique du capitalisme comme agent révolutionnaire et destructeur des sociétés, qui a été portée par les intellectuels socialistes et marxistes au XIXe siècle, reste pertinente. Nous assistons d’ailleurs aujourd’hui à la réalisation d’une grande partie de leurs prévisions : en particulier, la destruction des nations, la tendance à la financiarisation et à la constitution d’oligopoles, le développement des crises ou les dégâts sociaux du capitalisme, même si la mise en place de l’Etat providence a eu pour conséquence d’en atténuer partiellement les effets. Mais ces analystes se sont trompés de remède en préconisant le collectivisme comme solution à la crise capitaliste. Dans son combat contre le communisme, une grande partie de la droite a été conduite à se placer dans le camp du capitalisme, assimilé à la défense de la propriété privée. Mais ce positionnement a perdu aujourd’hui son sens : la droite de conviction ne peut ignorer que ce qu’elle veut défendre se trouve compromis en permanence par la logique aveugle du capitalisme, amoral, apatride et a-national. « Le capitalisme fait la guerre à la famille pour la même raison qu’il combat les syndicats. Le capitalisme veut le collectivisme pour lui, l’individualisme pour ses ennemis » : Gilbert Keith Chesterton. Voir Marché, Socialisme.

Carbocentrisme. Attitude consistant à considérer les rejets anthropiques de gaz carbonique (CO2) comme la cause principale sinon unique des évolutions climatiques ; ce point de vue repose sur des bases scientifiques fragiles et contestées ; comme l’a montré le « Climategate », la thèse carbocentriste est parfois défendue par des moyens (dissimulation des sources, manipulation statistique des données, pressions sur les chercheurs dissidents) que l’éthique scientifique réprouve. Présentée comme la cause unique de phénomènes géophysiques complexes, le carbocentrisme est un « mythe planétaire » (Christian Gérondeau) ; il est en train de devenir une théologie monothéiste au service du mondialisme. Voir CO2, Ecologie humaine, Ecologie planétaire,. Ecologisme.

Carpette anglaise. Personne appartenant en général à la nouvelle classe dominante ou souhaitant s’assimiler à elle, qui met un point d’honneur à parler anglais et/ou à utiliser des expressions anglo-américaines quand elle s’adresse à des Français ou à des Européens ; et qui préconise l’usage et l’apprentissage exclusif de cette langue. Voir Globish, Langue française.

Carré carcéral de l’idéologie dominante. L’idéologie dominante cherche à enfermer les Occidentaux dans ses postulats : elle les présente comme des « valeurs » absolues qu’on ne pourrait contester sans perdre son humanité. Les quatre coins de ce « carré magique » sont constitués par :

- le libre-échangisme économique voulu par les grands oligopoles mondiaux que sont les transnationales ;

- l’antiracisme négateur des réalités ethniques et culturelles et culpabilisateur de l’identité française et de la civilisation européenne ;

- l’antitradition et l’inversion des valeurs bouleversant une expérience multimillénaire et le socle familial ;

- la vision marchande et mercurienne du monde et l’arraisonnement utilitaire de la vie, de la nature, de la culture.

Mais ces prétendues « valeurs » ne sont que des idoles au service d’un pouvoir. Ceux qui cherchent à s’évader de ce carcan sont très vite qualifiés de « fascistes » et, de fait, risquent d’être condamnés à la mort sociale. Voir Contrôle, Tyrannie médiatique.

Cascade d’opinion. Comme l’eau puise de la force dans une cascade, une opinion dominante a tendance à se renforcer au fur et à mesure que le temps s’écoule et ce à travers trois mécanismes :

- le mimétisme informationnel (chacun copie l’autre)

- le mimétisme autoréférentiel (suivre la majorité est plus simple) ;

- le mimétisme normatif (qui permet d’échapper à l’indécision et à la critique). Ajoutons que défendre une opinion dissidente est psychologiquement plus coûteux car l’opinion dissidente demande davantage d’intelligence pour être formulée et davantage de courage pour être exposée. Il y a donc une préférence pour le conformisme. Voir Conformisme, Dissidence, Panurgisme, Tyrannie médiatique.

Caste. Les oligarchies dominantes en Occident sont organisées en caste vivant dans un monde protégé – une bulle protectrice – différent de celui dans lequel vivent le reste des hommes pour lesquels elles n’ont que mépris. Cette caste est le contraire d’une élite dont le recrutement reste, au contraire, toujours ouvert et qui s’enracine dans la communauté (comme l’aristocratie européenne des origines). Voir Bullocrate, Elite, Hypercaste, Hyperclasse mondiale.

Cathophobie. La cathophobie est la seule « phobie » qui ne soit pas réprouvée et combattue par les ligues de vertu occidentales : à l’égard des catholiques on peut se permettre ce qui serait prohibé s’agissant des autres religions. La cathophobie est en quelque sorte devenue un élément de l’idéologie de la nouvelle classe dirigeante qui poursuit un projet profondément anticatholique en même temps qu’anti-européen : un projet qui repose sur la prétention à construire le paradis sur terre, la volonté de détruire la nation et la famille ainsi que sur le refus de la vie.

Censure. Rôle dévolu au Système médiatique dans les pays occidentaux et consistant à cacher et à passer sous silence tout ce qui va à l’encontre de l’idéologie dominante. Cette censure se parachève dans le développement de l’autocensure, c’est-à-dire l’autodomestication : l’individu passe lui-même sa « camisole intellectuelle » pour se protéger de la mort sociale. Il faut lui opposer les libertés d’opinion, de pensée et de diffusion et la recherche de la vérité. Voir Doute, Liberté, Liberté d’expression, Réfutabilité.

CFCM, Conseil français du culte musulman. Groupe de pression cherchant à peser sur la société en s’inspirant des méthodes du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Sur le modèle du CRIF, qui organise un prestigieux dîner national annuel et une multitude de dîners régionaux, le CFCM convoque les hommes politiques à des dîners de rupture du jeûne du ramadan. L’action du CFCM vise principalement à obtenir une adaptation des lois françaises à l’islam : voile islamique, repas halal, non-mixité dans les piscines et les cours de gymnastique, carrés musulmans dans les cimetières, construction de lieux de culte et de grandes mosquées, édification de minarets, subventions culturelles et cultuelles, présence du culte musulman dans les prisons et les armées, bienveillance vis-à-vis des fondamentalistes islamiques. Voir CRIF, Groupes de pression.

Chaos. C’est le résultat de la mise en œuvre de cette nouvelle idéologie occidentale et de la domination de la conception marchande de la vie ; il s’oppose à l’ordre naturel du monde que l’idéologie dominante justement récuse. Voir Cosmos, Droite, Krach.

Chaos ethnique. Caractérise les sociétés occidentales, en particulier européennes, où, du fait de l’immigration, des peuples et des ethnies que bien des choses opposent sont forcés de cohabiter sur un espace restreint ; cette situation ne peut que déboucher sur la violence, comme toujours dans l’histoire.

Chaos mondial. Concept employé au sens physique et non au sens catastrophiste par le criminologue Xavier Raufer. Le chaos mondial se caractérise par une situation où la distinction guerre-paix et ami-ennemi est brouillée ; où les conflits mélangent acteurs étatiques et non étatiques ; où terroristes, crime organisé et Etats s’allient et s’affrontent ; où les violences affectent toujours plus les civils ; où les zones grises échappant à la souveraineté des Etats gagnent en surface. C’est la face noire de la mondialisation, sa contrepartie illégale. Voir Mondialisme.

Charité. « Charité bien ordonnée commence par soi-même », disait la sagesse traditionnelle : ce qui signifie qu’il doit y avoir, dans une société ordonnée, une hiérarchie dans la dilection et une préférence pour la parenté. Cette préférence n’exclut pas la bienveillance et l’hospitalité vis-à-vis des étrangers pacifiques mais celle-ci doit rester seconde. La charité n’a rien à voir avec le socialisme : faire la charité consiste à donner une partie de ses biens à des proches malheureux ; le socialisme consiste à prendre, souvent de force, les biens des uns pour les distribuer aux autres. Voir Fraternité.

Chevaucher le tigre. Expression empruntée à la philosophie chinoise signifiant qu'il convient de tenter de combattre la modernité avec ses propres armes, ce qui est, certes, risqué mais plus efficient que de se retirer du monde. C'est d'ailleurs ce qu'a réussi à faire le Japon quand les Etats-Unis les ont forcés à ouvrir leurs frontières à leur commerce : à vaincre les « diables étrangers » avec leurs propres armes et à mettre la modernité au service de la promotion de leur identité. Deuxième puissance économique mondiale, le Japon est aussi un des pays les plus protectionnistes et les plus fermés à l’immigration du monde occidental. Les Européens feraient bien de méditer cette philosophie. Voir Modernité, Réalisme héroïque.

Christianisme. « Lue sans notes et sans explications l’Ecriture sainte est un poison », écrivait Joseph de Maistre. Le christianisme des origines a d’abord contribué à la destruction du monde antique. Mais avec Constantin et la christianisation du monde barbare, la nouvelle religion a fusionné avec le génie européen dans une synthèse nouvelle et créatrice. Aujourd’hui, à mesure que Vatican II l’a éloigné de l’identité européenne et a encouragé le catholicisme de gauche, le christianisme a perdu de sa dynamique : ce qui, en retour, contribue à expliquer la déchristianisation de l’Europe. Voir Vatican II.

Chute. Le thème de la chute est très présent dans la religiosité européenne dont il constitue un archétype. Il exprime la perception que l’homme est faillible et qu’il n’est pas nécessairement porté au bien. Il exprime aussi l’idée que les civilisations sont mortelles. Le thème de la chute traduit aussi sans doute la nostalgie de l’âge d’or, c’est-à-dire du rayonnement de l’ancienne civilisation des Indo-Européens. L’idéologie du progrès a perdu de vue cette vérité traditionnelle. Voir Cycles historiques, Progrès.

Circulation des élites. La circulation des élites est la marque des sociétés équilibrées et en expansion : les élites recrutent dans toutes les couches de la société et assurent la promotion des meilleurs au bénéfice de tous. Le Système dominant se caractérise aujourd’hui par des élites fermées sur elles-mêmes, de plus en plus ignorantes des réalités et donc de moins en moins légitimes, qui recherchent le pouvoir pour le pouvoir et qui se constituent en castes et en oligarchies. Ces oligarchies occidentales se coupent progressivement du reste de la population. Ce processus de décadence des élites s‘est déjà produit dans l’histoire et conduit inévitablement à leur disparition et leur remplacement, comme l’a montré Vilfredo Pareto. Voir Elite.

Civilisation. La concurrence (médiatisée sous le terme « choc » par Samuel Huntington) des civilisations est l’état normal du monde. D’ailleurs, les partisans du Système mènent une véritable guerre de civilisation en tentant d’imposer leurs prétendues « valeurs » au reste du monde ; en particulier ils s’efforcent de bouleverser la culture et la population européennes. Dans la situation de concurrence des civilisations dans laquelle nous vivons aujourd’hui, le seul comportement rationnel consiste non pas à nier cette confrontation mais à défendre et à projeter dans l’avenir notre civilisation, notre identité et notre culture. Ceci suppose, bien sûr, que nous en soyons fiers.

Civilisation (bis). C’est le vrai sens de la colonisation européenne, dont l’apport a été systématiquement dévalué après 1945 à des fins partisanes : éliminer l’Europe de l’Afrique et de l’Extrême-Orient en culpabilisant les civilisateurs. En outre, contrairement à ce qui a toujours été soutenu par la gauche, l'entreprise coloniale n'a pas véritablement profité sur le long terme à la métropole, comme cela a souvent été le cas dans l'histoire. Enfin, les ex-colonisés sont souvent moins virulents que les intellectuels de gauche. Le lycée Lyautey n’a pas été débaptisé par le Maroc à ce jour !

Civilisation européenne. Civilisation de l’incarnation où les dieux et les hommes sont proches (antiquité gréco-latine) et où le Dieu se fait homme (christianisme) ; la civilisation européenne a toujours donné une grande place à l’image et à la représentation humaine. La tradition européenne repose sur un équilibre des fonctions sociales : elle distingue et hiérarchise les fonctions et les valeurs de souveraineté, de défense et de production dans une cosmogonie qui traverse l’espace et temps ; elle sépare le domaine religieux du domaine politique et assure la liberté de l’esprit. La civilisation européenne, c’est aussi un prodigieux héritage millénaire : celui des poèmes homériques, des légendes celtes et nordiques, de la virtu romaine, de l’imaginaire médiéval, de l’amour courtois. La civilisation européenne c’est aussi l’eschatologie, l’éthique et les valeurs du christianisme. La civilisation européenne, c’est encore un formidable patrimoine artistique religieux et profane : littéraire, musical, architectural, plastique et pictural. C’est enfin des paysages : des terres jardinées, des clochers et des villages, des cathédrales et des palais. En elles-mêmes les autres civilisations sont aussi intéressantes mais elles sont profondément différentes de la civilisation européenne, voire clairement opposées s’agissant des civilisations proches-orientales et africaines. Voir Apolliniens, Incarnation, Tradition, Tripartition.

Classe politico-médiatique. Caractérise l’imbrication de plus en plus étroite et la connivence des hommes politiques, des dirigeants des médias et des journalistes ; coupée du peuple, la classe politico-médiatique relaie l’idéologie dominante et le politiquement correct ; elle est au service de l’hyperclasse mondiale. Voir Hyperclasse mondiale, Tyrannie médiatique.

Classe sociale. Le marxisme a prétendu que la lutte entre les classes sociales constituait le moteur de l’histoire. Cette analyse réductionniste était contestable. En revanche la définition des classes sociales dominantes reste pertinente aujourd’hui. La nouvelle classe dominante qui a pris le pouvoir dans les pays occidentaux présente en effet de forts traits spécifiques qui la caractérisent et qui la distinguent du reste de la population, en particulier son adhésion à l’idéologie mercantile, égalitariste et cosmopolite, son mode de vie, son habitat, son mode de reproduction sociale et l’imbrication permanente entre les pouvoirs économique, médiatique et politique.

Climato-prudent. Attitude de l’honnête homme qui refuse l’asservissement de la science au sensationnalisme médiatique ; la climato-prudence conduit à exercer son esprit critique à l’égard du discours, souvent simpliste, attribuant à l’action anthropique un réchauffement général de la terre. Voir Doute.

CO2, mythe planétaire. Le gaz carbonique, le CO2, est l’un des principaux gaz à effet de serre avec la vapeur d’eau (de très loin le plus répandu !) et le méthane ; les rejets anthropiques de CO2 (par la combustion de combustibles fossiles et la déforestation) sont accusés par les écologistes planétaires d’être la cause d’un réchauffement climatique potentiellement catastrophiste. Christian Gérondeau voit là « un mythe planétaire ». Voir Alarmisme climatique, Carbocentrisme, Ecologie humaine, Ecologie planétaire, Ecologisme, Grandes peurs.

Cœur. Organe à la mode à la fin du XXe siècle comme symbole de l’amour, en particulier sous l’influence des Anglo-Saxons (love). Mais cet « amour » est une escroquerie destinée à faire oublier aux Européens qu’il leur faut d’abord avoir le courage et la volonté de se projeter dans l’histoire, avant de prétendre se faire aimer. Voir Amour, Force.

Cœur alpin. L’Autriche, la Suisse et la Lombardie sont trois régions situées au cœur des Alpes dont elles contrôlent les grands cols ; leurs habitants restent puissamment attachés à leurs traditions ; malgré des médias hostiles et des oligarques mondialistes, les partis populistes y rassemblent 20 % à 30 % des suffrages et le peuple peut s’y exprimer par référendum. Le cœur alpin : un modèle pour les peuples d’Europe ? Voir : Populisme, Référendum, Souveraineté, Suisse.

Collaborateur. Personne qui œuvre en faveur de l’immigration de peuplement en Europe et qui trahit ainsi sa communauté. Voir Immigrationniste, Parti de l’étranger.

Communautarisme. C’est l’état naturel des communautés humaines, sauf pour les cosmopolites. En effet, l’homme vit naturellement en communautés et donne la préférence à ses parents et semblables. Ce n’est pas le communautarisme qui est condamnable mais l’installation de communautés allogènes sur le territoire national, c’est–à-dire l’imbrication fatalement conflictuelle des identités.

Communauté. La communauté repose sur la conscience d’une identité et d’un destin commun à tous ses membres constitués en familles, en lignées, en pays et en peuple ; elle suppose par construction une identité commune et vivante qui permet seule une vraie communication entre ses membres. Les cosmopolites préconisent la destruction des communautés par la promotion d’une société dite « ouverte » : cette société repose sur l’indifférenciation égalitaire des individus, réputés tous égaux et réduits à l’état d’atomes sociaux. La transformation des communautés en sociétés est l’une des caractéristiques de la décadence des civilisations (comme l’a souligné Ferdinand Tönnies). Voir Socialiser, Société ouverte.

Communisme. Contrairement aux apparences, les Anglo-Saxons étaient très favorables au développement du communisme en Europe car c’était d’abord un moyen de l’affaiblir en la divisant entre une Europe « occidentale » et une Europe d’au-delà du Rideau de fer. L’instrumentation de la peur de l’Union soviétique en Europe a servi aussi, après 1945, à asseoir la domination stratégique et militaire de l’Amérique sur le continent. Le communisme avait aussi leurs faveurs tant qu’il affaiblissait durablement la Russie. C’est pourquoi les capitalistes américains et l’Allemagne ont à l’origine aidé à l’installation du bolchevisme en Russie, même si c’était pour des raisons différentes. Le communisme était aussi une force opposée au fascisme dont se sont servis les Anglo-Saxons. L’attitude à l’égard du communisme a changé uniquement quand celui-ci s’est progressivement dégagé du bolchevisme sous Staline et que la Russie est redevenue après 1945 une grande puissance mondiale. La chute de l’Union soviétique a ensuite été vécue comme une menace par les Etats-Unis car ils y ont vu le risque d’une unification de l’Europe et de son affranchissement de leur tutelle. C’est pourquoi ils se sont efforcés de faire éclater, d’isoler et de diaboliser la Russie. Voir Fascisme, Russophobie.

Complexe de Marco Polo. L'oligarchie occidentale s'est d'abord mise à valoriser le modèle chinois dans les années 1990 et à lui trouver bien des vertus comme Marco Polo en son temps mais c'était surtout parce qu'elle espérait de grands bénéfices de l'ouverture du marché chinois et des délocalisations qui s'y opéraient. C'était aussi l'écho de la jeunesse maoïste de certains de ses membres. Mais, depuis que les Etats-Unis ont désigné la Chine comme leur ennemi potentiel et que celle-ci s'est montrée rétive à l’invasion programmée des multinationales européennes et américaines, le ton a mystérieusement changé : les marchands obéissent à la voix de leur maître et se font désormais moralistes et contempteurs de l'irrespect des droits de l'homme. Voir Russophobie.

Complot. La nouvelle classe dominante conduit un véritable complot contre les Européens de souche car elle poursuit des fins que récuseraient la majorité des peuples autochtones si elles étaient affichées. Et ce sont ceux qui dénoncent ce projet qui sont accusés d’être des « extrémistes » et des séditieux. Voir Extrême, Projet.

Condition servile. La situation dans laquelle se trouvent les peuples européens ressemble de plus en plus à la condition servile : ils sont soumis aux lois abstraites de l’économie, leurs droits politiques sont réduits, les institutions qui devraient les protéger, comme la famille, le métier, la nation ou l’Etat, sont progressivement démantelées ; l’individualisme les transforme en ilotes. Voir Aligné, Domestication.

Conformisme. Comportement valorisé par l’oligarchie occidentale, notamment sous le terme « citoyen » (« un comportement citoyen ») ; attitude consistant à se soumettre sans discussion à tous les commandements du carré carcéral de l’idéologie dominante. Voir Carré carcéral de l’idéologie dominante, Pensée perroquet, Politiquement correct.

Conscientiser. Action consistant à faire prendre conscience au peuple des réalités ; et faire apparaître aux forces vives d’Europe qu’elles sont parmi les perdantes de la mondialisation. Voir Perdants, Réinfosphère.

Constructivisme. Le constructivisme est une tournure d’esprit utopique qui prétend construire une société idéale et rationnelle (le culte de la Raison) comme on construirait une mécanique (c’est le thème du « grand horloger ») par des mesures (coercitives) appropriées. Le constructivisme est au cœur du projet égalitaire et du cosmopolitisme contemporain. Il est d’essence terroriste car il prétend faire le bonheur des gens malgré eux : il ne réussit en général qu’à bâtir un enfer. Voir Bien.

Continentaux. Partisans d’une Europe continentale de l’Atlantique à l’Oural et non d’une Europe vassale tournée vers la thalassocratie américaine. L’Europe doit être un nouveau pays du soleil levant et non un continent tourné vers le couchant.

Contrôle/ Société de contrôle. Les pays occidentaux sont devenus des sociétés de contrôle où, au nom de la protection de l’environnement, de la sécurité et de la santé publiques, les libertés réelles sont toujours plus réduites pour le plus grand profit des oligarchies. Les sociétés occidentales présentent ainsi de plus en plus un caractère despotique ; la croissance exponentielle du marché du contrôle (caméras, logiciels, sécurité, …) le démontre. Voir Liberté d’expression, Mise au pas, Peur, Police de la pensée.

Convention européenne des droits de l’homme. Convention internationale rappelant des principes généraux ; sa mise en œuvre de manière théocratique par la Cour européenne des droits de l’homme met en cause la souveraineté et la liberté des peuples. Pour retrouver le droit de conduire librement leurs politiques familiales et éducatives tout comme leurs politiques d’immigration les peuples européens doivent dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme. Voir Cour européenne des droits de l’homme, Droitdel’hommisme, Souveraineté, Théocratie.

Corruption. La corruption du personnel politique est inséparable de la démocratie représentative et de la domination des marchands ; elle découle de l’imbrication étroite de la politique et de l’économie ; mais, au-delà de l’enrichissement personnel, la corruption politique fondamentale tient principalement au fait que le personnel politique européen a perdu aujourd’hui le sens de sa mission, mission qui est d’être d’abord au service de la communauté nationale et non au service d’un projet utopique et, pire encore, d’intérêts particuliers et de maîtres étrangers. Voir Politique de l’instant.

Cosmocrate. Autre terme (de Samuel Huntington) pour désigner la superclasse mondiale qui rêve d'une domination mondiale à son seul profit et dont le champ d’action et de prédation est « la planète », indépendamment de toute frontière. Voir Hyperclasse mondiale, Superclasse mondiale.

Cosmopolitisme. Le cosmopolitisme est l’une des composantes de l’idéologie dominante. Il dérive de l’égalitarisme car il postule que les nations sont des entités arbitraires qu’il convient de dépasser. Comme cela a déjà été le cas dans l’histoire ce sont les oligarchies, en particulier les oligarchies marchandes, qui adoptent le plus volontiers le cosmopolitisme. Le projet sous-tendu par les cosmopolites, qui se déclarent « citoyens du monde », est en réalité la constitution d’un gouvernement mondial qu’ils espèrent dominer. Le cosmopolitisme constitue aussi un prétexte commode pour les gouvernements occidentaux qui se révèlent incapables de protéger leurs communautés du chaos migratoire dans lequel ils les ont jetées : il permet de transformer un échec en vertu. Voir Etat mondial, Fraternité, Métissage.

Cosmopolitisme (suite). Les cosmopolites altermondialistes et les cosmopolites de l’hyperclasse ne sont pas cosmopolites pour les mêmes raisons : les altermondialistes visent le grand soir, ou tout au moins une nouvelle solidarité mondiale des damnés de la terre (« les multitudes » d’Antonio Negri) ; alors que les membres de l’hyperclasse mondiale visent leur propre enrichissement au travers du capitalisme mondialisé et apatride : « Nous avons voulu le marché mondial (…) il nous faut maintenant le gouvernement mondial » (Jacques Attali).

Cosmos. Les anciens pensaient que tout l’univers était gouverné par des principes et des lois communes sur lesquels reposait l’ordre du monde comme celui des cités. Voir Microcosme.

Cour européenne des droits de l’homme, CEDH. Cour composée de juges sélectionnés pour leur adhésion à l’idéologie unique dominante ; ses décisions théocratiques priment sur les lois et les coutumes des Etats : ainsi la CEDH veut imposer le droit à l’avortement à l’Irlande, à la Pologne et à la Lituanie ; elle veut interdire la présence de crucifix dans les écoles italiennes ; elle va examiner la validité du référendum suisse sur les minarets et son magistère sert d’argument pour différer l’organisation d’une votation populaire sur l’expulsion des délinquants étrangers ; en France la CEDH surplombe de son autorité le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat et la Cour de cassation. La simple crainte de la censure de la CEDH pèse fortement sur l’élaboration des nombreuses lois sur l’immigration et les rend inopérantes ; la crainte de la CEDH explique aussi les hésitations sur la réglementation du voile islamique et de la burqa. Les peuples européens doivent se libérer de la tyrannie théocratique de la CEDH en dénonçant la Convention européenne des droits de l’homme. Voir Convention européenne des droits de l’homme, Droitdel’hommisme, Souveraineté, Théocratie.

Courtermisme. Comportement de l’oligarchie dominante cherchant le profit ou l’avantage immédiat : sous la pression des marchés financiers pour les dirigeants économiques ; sous la pression des médias et des sondages pour les dirigeants politiques.

CRAN, Conseil représentatif des associations noires. Cette organisation s’est constituée, sur le modèle du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), avec les objectifs suivants : communautariser les Noirs présents en France ; peser sur les décisions des administrations des entreprises, des partis politiques et des médias ; obtenir des avantages aux Noirs en raison de leur race. Voir CFCM, CRIF, Discrimination négative, Discrimination positive.

CRIF. Le Conseil représentatif des institutions juives de France se définit comme « l’organe politique de la communauté juive ». C’est un important groupe d’influence qui réunit lors de son dîner annuel les plus hautes autorités de l’Etat et l’essentiel de la classe dirigeante française : gouvernementale, parlementaire, judiciaire, policière, économique, médiatique, syndicale. Le CRIF a plusieurs priorités : la défense de l’Etat d’Israël et le soutien à son gouvernement, quel qu’il soit ; la promotion d’une diplomatie hostile aux Etats jugés menaçants pour Israël (hier l’Irak et la Syrie, aujourd’hui l’Iran) ; la lutte contre le « racisme » et « l’antisémitisme », y compris par la censure d’Internet et le contrôle des courriels ; la défense de l’immigration au nom d’une vision multiraciale et multiculturelle de la nation française. Voir CFCM, CRAN, Factions.

Culture. « Par nature l’homme est un être de culture », affirmait l’anthropologue Arnold Gehlen. Ce qui signifie d’abord que, contrairement à ce que prétend l’utopie rousseauiste – qui sert encore de fondement à l’égalitarisme contemporain –, l’homme, comme d’ailleurs la plupart des animaux supérieurs, ne peut vivre en dehors d’une culture, c’est-à-dire en dehors de la communauté de ses semblables. Ensuite cela signifie que l’opposition entre nature et culture est réductionniste : les manifestations de la culture humaine ont un fondement naturel, et l’homme est en interaction permanente avec son milieu naturel qu’il contribue en outre à façonner. Les sciences du vivant mettent en lumière qu’une part toujours plus importante du comportement humain a des fondements innés et génétiques, c’est-à-dire « naturels » et que le « milieu » peut potentialiser de différentes façons certains génotypes préférentiellement aux autres. La culture évolue aussi comme les processus biologiques. Voir Civilisation.

Culture de vie. L’idéologie dominante, qui repose notamment sur le reniement des racines chrétiennes de l’Europe, est inséparable de la promotion d’une culture de mort : promotion de l’avortement comme moyen de « libération » de la femme, destruction de toute politique familiale, refus d’encourager la démographie des Européens de souche, encouragement de l’homosexualité, etc. Ce biais est fatal puisqu’il programme avant tout la mort des Européens en tant que civilisation. La renaissance de l’Europe passe par le retour à une culture de vie. Voir Infanticide.
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Re: Le petit dictionnaire pour atomiser le politiquement correct

Message par Sylphide le Mer 17 Mar - 23:31

Cultureux. Acteurs et profiteurs de l'art officiel qui règnent sur les manifestations culturelles et artistiques organisées par les pouvoirs publics et les mécènes privés. Les cultureux sont d'autant plus arrogants qu'ils sont en général subventionnés par le contribuable : ils ne supportent pas que l'on émette des doutes sur la valeur de leur « art » ou de leur « geste culturel » et accusent tous leurs contradicteurs d'être des « obscurantistes ».

Cycles historiques. L’idéologie dominante, héritière de l’esprit des Lumières et du marxisme, repose sur l’affirmation d’un progrès linéaire de l’histoire, qui aurait ainsi un « sens ». Cette vision, purement occidentale et qui prend ses racines dans la Renaissance, est en réalité minoritaire à l’échelle de l’histoire. On peut douter qu’elle soit pertinente, en outre, quand on analyse la vraie nature du « progrès » contemporain… Cette vision linéaire et vectorielle de l’histoire est de nature idéologique, car elle suppose que l’avenir sera toujours préférable au présent et à un passé rejeté dans les ténèbres. Elle s’oppose aussi au libre-arbitre de l’homme et néglige le rôle de la volonté politique dans l’histoire. C’est aussi une conception amnésique qui oublie que les civilisations sont mortelles et qui sous-estime l’ancienneté de la civilisation humaine. Elle veut cacher le fait que les civilisations sont soumises à des défis aussi permanents que la nature humaine. Le temps s’écoule en réalité dans différentes dimensions. Cette vision linéaire contredit aussi la conception traditionnelle de l’histoire qui raisonnait en termes cycliques par référence à la vie humaine : en particulier par cycles ou âges de civilisation. Selon cette sagesse traditionnelle les civilisations connaissent toutes un même processus qui les font passer par l’enfance, la maturité puis la sénilité et la mort. C’est ce processus que les Occidentaux feignent de ne pas reconnaître car ils s’estiment parvenus au faîte de l’évolution humaine donc à la fin de l’histoire (Francis Fukuyama). Les âges de civilisation se succèdent aussi dans un processus involutif comme dans la doctrine des quatre âges rappelée par Hésiode : âges d’or, d’argent, de bronze puis de fer. Nous vivons aujourd’hui justement « l’âge de fer », âge de décadence qui marque la fin d’un cycle historique et l’annonce d’un nouveau.
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Re: Le petit dictionnaire pour atomiser le politiquement correct

Message par B14 le Jeu 18 Mar - 2:21

avec un tel avatar j'ai d'abord cru que c'etait Itt ... Shocked
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Re: Le petit dictionnaire pour atomiser le politiquement correct

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